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L'actualité en texte et analyse

On fait le point...
et
on passe à une autre société !

La France de début 2019

 

 

La France de juin 2019 se trouve aujourd’hui confrontée au contexte économique suivant :

  • Une transition énergétique engageant notre survie économique
  • Une transition numérique imposée (essentiellement dominée par la Chine et les USA)
  • Une situation financière délicate (plus de 2258 milliards d'encours de dette)
  • Une ponction fiscale à son paroxysme (Prélèvements obligatoires proches de 50% des revenus)

 

Le tout s’inscrivant dans un cadre social de plus en plus tendu, avec un moteur économique national basé sur la demande intérieure (la consommation des agents économiques). Et un état qui depuis 1974, pèche par la pauvreté de ses solutions (uniquement nouveaux impôts ou presque).

 

A ce point de l’histoire, il convient d’interroger nos prédécesseurs qui ont réussi à réaliser une transition industrielle à une époque où les liquidités étaient pourtant bien moins abondantes qu’aujourd’hui.

 

Voici un exemple possible parmi bien d’autres :

La France possède un encours d’assurance-vie (donc d’épargne) autour de 1600 milliards d’Euros, nourrit par une niche fiscale très avantageuse. L’adaptation de cette niche fiscale aux transitions énergétiques et numériques exclusivement aurait de nombreux avantages :

  •  Pas d’impôts nouveaux pour les plus démunis.
  •  Pas de hausse des tarifs des énergies.
  •  Pas de spoliation des petits épargnants. (le risque est porté par les assureurs et banquiers)
  •  Opération transparente pour les petits épargnants.
  •  Pas de coûts nouveaux pour les entreprises existantes.
  •  Une porte enfin ouverte pour les Start-up françaises (nombreuses) qui cherchent des fonds.

 

Ceci n’est qu’un exemple pris dans une fiscalité vieillissante et inadaptée aux besoins actuels. Il nous plaît beaucoup de croire que les difficultés actuelles au lieu d’être source de fractures et de violences peuvent être une occasion unique de relever un défi d’envergure. Et ce défi peut être gagné avec du courage, de l’audace et du bon sens. Mais surtout sans impôts nouveaux qui ne sauraient se substituer aux prélèvements actuels.

 

Dans les années 70, la France avait voulu prendre le train de l’évolution informatique, venu des USA, et nos dirigeants de l’époque ont investi des millions sous forme d’impôts prélevés aux citoyens. Tout est parti en fumée et le pays n’a plus de constructeur informatique ou plus largement de technologie moderne (électronique de pointe). Par manque de moyens investis, d’envergure et de constance politique.

 

Le vent de l’histoire est en train de passer. La dernière fois (pendant la révolution industrielle), les chinois étaient absents : ils s’en mordent encore les doigts aujourd’hui, mais la leçon est comprise et le plan « made in china » entend corriger cette situation passée, avec des centaines de milliards !

 

 

 


L'aube d'une nouvelle ère sociale !

Et les sciences humaines...

 

 

A cette approche économique, il convient d’ajouter une perte de repères pour beaucoup de citoyens.

 

Perte de repères sociologiques : un combat politique embourbé, un engouement pour le progrès altéré par la crise écologique et la dégradation des conditions de travail, une idéologie religieuse gravement malmenée (dans diverses religions), une classe dirigeante internationale empêtrée dans des scandales à répétition (dernier cas : Carlos Ghosn). Enfin, un ascenseur social en panne.

 

Pourtant les défis à relever sont nombreux et passionnants pour la première fois dans l’histoire des hommes, parce qu’ils sont maintenant de niveau planétaire.

Vivre ensemble (en dehors de l’état de guerre), construire ensemble (une planète dépolluée), gérer les ressources naturelles, développer la conquête spatiale, maîtriser les technologies de l’intelligence artificielle, vaincre la maladie, supprimer la misère et la pauvreté, comprendre les êtres humains, évacuer la discrimination féminine, améliorer les conditions de travail, permettre à chacun de vivre de son travail, Etc…

 

Il est évident que ce que nous connaissons aujourd’hui dans nos structures sociales n'existera plus demain, les combats changent de dimension et la perte des repères sociaux est incontestable. De ce fait, il faut  faire confiance aux sciences humaines pour nous permettre de reconstruire symboliquement les catégories sociales de demain tout en gardant en tête nos repères anthropologiques sur le fait le plus simple possible : nous sommes tous les humains de cette même planète.