Formation et Conception

Présentation de l’anthropologie

 L'anthropologie

 

 L'anthropologie a commencée sa vie par l'étude des sociétés premières. Comprendre l'autre dans son fonctionnement culturel et naturel et l'impact de ceux-ci dans le quotidien.

 

   Aujourd'hui l'approche anthropologique a voulu élargir son champs d'action. Appliquer les méthodes anthropologiques à nos sociétés dites modernes et comprendre le chemin qu'elles ont parcouru.

D’où venons nous culturellement? Que reste t-il de notre part naturelle?

 

   L'anthropologue cherche à comprendre l'universalité de l'Homme à travers ses individualités... et la tache est complexe.

 

Sociétés premières :

 

  C'est une notion qui a beaucoup évolué avec le temps (fort heureusement). Fini les termes de société archaïque, primaires, lointaines ou encore exotiques. Nous sommes revenus à quelque chose de moins enclin aux jugements et au filtre socioculturel.

 

  Une société première est une société plus ou moins isolée de ses consœurs éprises de modernité. Une ethnie ou le modernisme culturel aura laissé le moins d'empreinte possible. Celle-ci nous montrera comment avec plus ou moins de précisions nos propres sociétés ont pu commencer. N'est-il pas nécessaire pour comprendre une évolution de savoir d’où celle-ci part?

 

Culture et nature :

 

    L'exercice le plus difficile dans la quête des anthropologues à rechercher l'universalité de l'Homme dans l'ensemble de ses actions, se trouve dans une première distinction : Nature/Culture.

 

    Quelles sont nos actions propres à la nature de l'Homme (dormir, manger, se protéger du froid et du chaud... ) et celles amenées par notre culture (nos goûts, nos relations, nos envies...) Où se situe la frontière entre les deux ? Est-ce qu'il y a vraiment une frontière? Les deux notions peuvent-elles être séparées? La culture n'est-elle pas une façon pour l'Homme d'habiller sa nature?

 

    Beaucoup d'anthropologues se sont penchés sur la question (Descola, Lévi-Strauss...) La réponse, si tentait qu'il y en ait qu'une, n'a pas encore été trouvée. Si elle l'avait été cette branche de l'anthropologie serait fermée.

 

Critique de l'anthropologie :

Quand l'Homme veut étudier l'Homme

 

Le plus grand danger pour l'observateur est, de part sa simple présence, de modifier le comportement de l'observé. L'anthropologue observateur (ethnologue) ne doit rien attendre à priori de son observation. Toute attente transformera, à coup sur, le résultat de l'observation.

Cette notion, assez facile à comprendre et plutôt bien partagée  par les chercheurs est infiniment plus complexe à mettre en pratique sur le terrain. En effet, que savons nous réellement de nos réflexes (et le mot est important) culturels. Tel un logiciel informatique s'allumant automatiquement au démarrage de l'ordinateur, quelles sont nos habitudes culturelles enfouies au fond de notre inconscient? Savons nous vraiment et totalement qui nous sommes culturellement?

Pour revenir à l'anthropologue et à son travail de terrain, il faut réaliser que ces automatismes fonctionnent pour tout le monde. De ce fait l'observé lui-même peut s'adapter et ne montrer à l'observateur que ce qui sera supposé culturellement acceptable.

En somme soyons vigilants dans nos conclusions sans pour autant chercher une objectivité absolue qui est humainement impossible.

 

 

Comment faire face ?

 

L'une des solutions envisagées pour obtenir de la part de l'observé une attitude la plus naturelle possible (naturelle dans le sens quotidienne) va être de lui laisser le temps de s'habituer à notre présence. En effet, le chercheur peut espérer que la personne observée va finir par oublier la présence du scientifique, reprendre ses activités quotidiennes et enfin mettre en avant ce que l'anthropologue est venu chercher.

Cette solution à un nom, il s'agit de l'observation participante. Cette méthodologie qui consiste à s'installer sur le terrain de nos recherches et à vivre le quotidien des observés pendant le plus longtemps possible. Cette démarche très peu utilisée en France au début de la discipline va être essentiellement apportée par l'anthropologue Malinowski, qui sera un précurseur dans ce domaine.

 

Bien sur, il faut faire attention aux limites de notre participation au sein du groupe observé. Se poser des questions sur la durée de cette observation participante. Faut-il avertir les personnes au centre de l'enquête de terrain et jusqu’où est-il possible de se lier d'amitié avec la population sans risquer de modifier notre approche scientifique.

Toutes ces questions toujours d'actualité, non pas de réponse précise tant la capacité de chacun à gérer ses propres émotions est différente. N'oublions pas la première évidence qui est que le chercheur est aussi un être humain. Enverrons-nous, un jour, des cyborgs pour étudier d'autres cultures? Afin de s'assurer de retirer toutes traces de subjectivité.

 

 

Nous avons évoqué quelques notions d'anthropologie, l'évolution du site nous amènera dans bien d'autres domaines liés à cette discipline.

Mais avant tout, il faut aussi faire un point sur le métier et les différents termes utilisés dans la discipline : ethnologie, anthropologie culturelle, ethnographie...

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  1. La question de nature et culture au sein de l'anthropologie
  2. L'anthropologie et l'économie